Du voisin haïssable au voisin désirable, ou les tribulations des Maronites en territoire « voisin » : essai d’interprétation

 

« On croit choisir librement d’être ce que l’on est, mais on est, en fait, contraint de jouer un rôle, n’étant pas ce que l’on est ; donc de jouer le rôle de ce qu’on est hors de soi. On n’est pas là où l’on est, mais toujours là où l’on n’est que l’acteur de cet autre que l’on est » Pierre Klossowski, Roberte ce soir.

Par Roger Naba’a

Bien avant que la francophonie ne soit à la mode et qu’elle ne devienne sujet de célébration plutôt que l’objet de dénonciation qu’elle était, bien avant que les Etats — à défaut de leur(s) peuple(s) — ne se réconcilient avec la langue de l’« empire », les Maronites du Liban (et non pas les Libanais – ni même tous ses Chrétiens comme il est souvent dit et… cru) avaient depuis longtemps célébré leurs noces avec le français et scellé leur sort à celui de la France. Si « exception libanaise » il y a, il me semble qu’elle est à chercher là même qui fait la singularité de ce choix : pourquoi, seul (ou presque) parmi tous les peules colonisés, les Maronites ont-ils choisi délibérément de se « francophoniser » à défaut de se franciser ? Plus étrange encore le concours des circonstances historiques qui a fait qu’à cet « appel d’empire », la France, à l’époque en montée de puissance coloniale, devait y répondre. Les noces de la France et des Maronites pouvaient commencer. Et la francophonie devait advenir au Liban dès lors que la stratégie « régionale » des Maronites rencontrait celle « mondiale » de la France.

Le « fond » maronite

« Le comportement maronite est marqué en permanence par deux aspirations contradictoires : une aspiration à l’enracinement et à la fusion dans le milieu ambiant et une aspiration à la « différenciation » liée à la relation avec l’Occident. Ces deux aspirations ont toutes deux leur légitimité : la première provient d’un refus de l’état minoritaire qui non seulement expose les membres de la communauté au danger permanent de persécution, mais aussi et surtout bloque toute possibilité d’échange avec le monde environnant ; la seconde est motivée par le désir de préserver son identité et sa spécificité. Ces deux aspirations se sont d’ailleurs exprimées tout au long de l’histoire maronite, avec une constance jamais démentie suscitant en permanence des conflits et une volonté toujours renouvelée de parvenir à un dépassement de cette contradiction qui a été perçue par les maronites comme le tribut à payer en échange de leur spécificité. »1

Longue citation que nous avons tenu à reproduire en ce qu’elle rassemble tous les ingrédients du « fond » qui devait nourrir l’imaginaire des Maronites et tisser la trame de leurs représentations. Peu importe, au regard de notre propos, que ce sentiment de persécution fut réel ou « imaginaire »2 — on utilise bien, comme le rappelait Bachelard, « des éléments « imaginaires » pour créer du « réel » » — l’important étant qu’aux yeux de l’imagerie populaire, ces persécutions ne devaient jamais se démentir… qui s’est engendrée en une « désolation »3 qui les a fixés dans l’impouvoir de nouer dialogue ou d’établir contact avec ceux-là mêmes au milieu desquels ils vivaient ; c’est elle qui a commandé l’exacerbation à leur volonté de différenciation, tout comme elle a ordonné leur repliement sur eux-mêmes. En ce sens, elle n’avait d’autre consistance que de fournir la base symbolique sur laquelle ils devaient édifier leur « confessionalité » qui leur servira, de manière assez élémentaire, à diviser le monde où ils vivaient en deux camps antagonistes : eux v/s leurs « voisins immédiats ». Il n’est pas simple d’avoir des voisins, c’est même toute une histoire. Pour les Maronites ce fut une histoire impossible : ils n’ont pas su, pas pu ou pas voulu « avoir des voisins », les penser en « termes de voisinage », vivre en « bon voisinage » avec leur environnement, milieu de leur enracinement.

Dès lors, la problématique de leur identité s’est toujours pensée et énoncée dans les termes d’une « singularité déconnectée »4 de son environnement immédiat, démarche d’autant plus étrange que leurs principaux traits ne dénotaient pas détonnait pas dans le paysage social5. La proximité du voisin risquant de finir dans la promiscuité, s’en éloigner pour être soi-même s’imposa comme impératif. Ainsi, finirent-ils par développer la différence pour elle-même, comme si être soi-même, maronite, ne pouvait se décliner qu’en termes d’altérité radicale, et seulement. Or, la différence pour elle-même n’est pas une relation, un phantasme ou une hallucination très certainement ! Se donnant en premier, relevant de l’« attitude naturelle », ce culte de la différence à son comble portée n’a pas été sans involuer la genèse et la production de leur conscience de soi,  ni sans « travailler »  leur imaginaire tout au long de leur histoire, engendrant une coûteuse exclusion des « voisins immédiats » avec lesquels ils n’ont pu entrer en dialogue ni établir des relations de voisinage. Car il leur était impossible « d’avoir des voisins », de les penser en « termes de voisinage », de vivre avec en « bon voisinage ». La différence pour elle-même n’est pas un rapport ! Un dérapport plutôt qui les a conduit à l’écart irréductible, au rabattement de leur identité sur la seule relation d’opposition, à se faire étranger à leur milieu, et, en contre-partie mais complémentairement, à développer des liens de solidarité qui seront autant de barrières pour tenir les « voisins immédiats » à distance et les Maronites séparés6.

La rencontre d’un Occident
en montée de puissance d’empire colonial

En butte donc à leurs voisins, leur rencontre avec les Croisés, au xiie siècle, fut comme une révélation : la révélation que le « voisin lointain », à condition qu’il souscrive à certains conditions : qu’il soit chrétien–romain et lointain — en l’occurrence Rome pour la religion et la France pour la politique, la culture, la langue et le reste — pouvait servir de recours contre leurs « voisins immédiats ».

Il semble bien que cette rencontre ait, dans l’imaginaire des Maronites, joué le rôle d’une « scène primitive ». La contradiction qu’interprète leur volonté de « différenciation dans l’enracinement » — ce qui se traduit en fait par : comment être d’ici (« aspiration à l’enracinement et à la fusion dans le milieu ambiant ») et réussir à rester soi (« préserver son identité et sa spécificité ») contre le « voisin immédiat » (« une aspiration à la « différenciation » »), a été résolue, dans le cas maronite, par une décision d’« aliénation » (« liée à la relation avec l’Occident ») lourde de conséquences stratégiques. Puisque, ce faisant, ils ont décidé être d’ici, sans en être tout en l’étant. C’est à ce « voisin lointain » qu’ils s’en sont remis pour prendre en charge la conciliation des termes de leur contradiction avec leurs « voisins immédiats », dans le sens souhaité par eux : réussir à être d’ici en étant différent ou, dans le cas qui nous intéresse, être d’« orient » tout en étant « occidentalisé/francophonisé ».

Et c’est bien cette rencontre qui permettra à l’Eglise Maronite ainsi qu’aux Maronites dont elle présidait aux destinées, de briser leur « désolation » : leur « isolement » ainsi que leur « isolation » dans lesquels ils s’étaient confinés. C’est bien elle qui leur a permis d’entrer en contact direct et assidu avec le siège apostolique à l’égard duquel ils témoigneront par l’intermédiaire de leur Eglise, d’une indéfectible fidélité, affichant, dès 1215, au Concile occidental de Latran iv, leur « communion vécue avec l’Eglise de Rome ». Dès cette époque d’ailleurs commence la lente mais sûre « occidentalisation » de cette Eglise. Elle se latinise dans un premier temps, malgré parfois des tensions avec Rome, en adoptant une large part de sa propre discipline aux normes venues de l’Occident latin, en adoptant sous l’égide de légats jésuites, les institutions et des usages liturgiques latins, pendant que des générations de prélats sortis du Collège maronite de Rome, fondé en 1584, renforçaient ce même courant.

Mais Rome entrant géopolitiquement en déclin, un substitut se faisait cruellement sentir. Progressivement, les Maronites vont se tourner vers la France (« Fille aînée de l’Eglise » après tout !) — en montée de puissance d’empire —, pour réussir à se faire mettre sous sa protection diplomatique qui s’exerçait dans le cadre des Capitulations. Bien que les relations avec la France ne fussent pas encore continues, et que le Liban n’existât pas encore comme entité politique, il reste qu’elles marqueront durablement leur histoire… « et le souvenir de ces rencontres anciennes demeurera dans notre mémoire, comme une justification des « relations privilégiées avec la France ».

Cette relation avec la France devait se renforcer et s’amplifier à partir du xviiie siècle, au moment où le Proche/Moyen-Orient devenait, dans le « Grand jeu » colonial qui opposait les grandes puissances d’Europe (la Grande-Bretagne et la France principalement, mais aussi la Russie et, dans une moindre mesure, l’Autriche et quelques autres petites puissances), un terrain privilégié de leur rivalité — qui devait précipiter l’effondrement de l’Empire ottoman et sa balkanisation. Les intérêts des Maronites, se trouvant au diapason des intérêts coloniaux de la France, se sont tout naturellement coulés dans sa stratégie impériale.

Car le « Grand jeu » oriental se résumait à l’époque à la « Question d’Orient », entendre la balkanisation de l’Empire ottoman/musulman, laquelle a consisté à prendre l’« homme malade » de l’Europe en tenaille : de le prendre en son « centre » et de lui prendre sa « périphérie ». La prise du « centre » se fit directement par les Grandes puissances, sans intermédiaire et à tous les niveaux de l’Etat : économique, politique, idéologique… Economique, par l’intermédiaire de la mainmise de la Banque ottomane (banque franco-anglaise fondée en 1863) qui, par le décret de Muharrem (20 déc. 1881), obtint le pourvoir colossale de gérer les finances de l’Empire : perception des impôts, administration de la Dette publique ottomane… mais surtout, sous le nom de Banque impériale ottomane, d’être la « Banque d’Etat » tout en demeurant… société étrangère. Politique, la main-mise se fit par le biais des « Réformes » imposés par l’Europe pour, déjà ! — Bush le petit n’a rien inventé — contraindre l’Empire à se « moderniser » et se démocratiser », comprendre s’« occidentaliser ». Appelées Tanzimat, ces « Réformes », promulguées par le sultan Abdul-Medjid (Abdülmecit) par l’édit auguste (hatt-i sherif) de Gül-Hané (3 nov. 1839), reprenaient pour l’essentiel les éléments du droit européen puisqu’il y était décidé — nouveauté radicale en « Terre d’islam » — que tous les sujets de l’Empire sont égaux, sans distinction de religion ou de nationalité, que la loi est la même pour tous… ; le pouvoir central est lui aussi réorganisé à l’« européenne » : départements ministériels, ministres responsables, et pour comble, en mai 1868 sont créés un Conseil d’Etat et une Cour suprême de justice, tous deux composés de musulmans et de… chrétiens. Idéologiquement, elle se fit par un enseignement réformé/occidentalisé en profondeur, sur tout le territoire de l’Empire, (les missionnaires…), la diffusion des « idées  européennes de progrès, de démocratie, de nation… » (médias, imprimerie…).

Or, tous ces bouleversements du « centre » avaient lieu pendant que la « périphérie » de l’Empire était elle-même traversée par de graves crises, et plus spécifiquement par des soulèvements à caractère national : en Serbie, où les Serbes obtiennent que leur province soit reconnue comme « principauté autonome » sous suzeraineté turque, en Epire qui tient tête aux Ottomans pendant vingt ans (1803-1822), en Grèce où dès 1821 une insurrection nationale visant l’indépendance totale est déclenchée, en Egypte où Mehmed Ali (Muhammad ‘Ali) se fait proclamer gouverneur, liquide le régime des Mameluks et impose son autorité au Hedjaz et au Soudan, etc. Crises à répétition qui permettront aux puissance européennes, sous couvert de la « Protection des Chrétiens d’Orient » ou des « nationalités de l’Empire », de prendre pied dans la « périphérie » de l’Empire en se saisissant des « communautés », « nationalités », « tribus »… en lutte contre lui mais le composant, pour s’en faire des clients « outilisables » à dessein dans le sens de leurs rivalités et de leurs ambitions politiques.

C’est sur ce fond de reconfiguration géopolitique que les « relations privilégiées » de la France et des Maronites prennent un de leur sens majeur et c’est sur ce fond que se mettra au travail leur stratégie (locale/régionale). Elle consistera à s’inscrire et leur destin dans la montée de la France en puissance d’empire pour lui faire prendre en charge ses intérêts « nationaux » contre ses « voisins immédiats ». Ainsi, pendant que l’alliance de la France avec les Maronites s’inscrivait dans le « Grand jeu » oriental de cette dernière, celle des Maronites avec la France servira de support à leur montée en puissance (confessionnelle), sur — ce qui n’était pas encore mais le deviendra — la « scène libanaise ».

… Pourquoi la francophonie en temps de manque ?

Comme on s’en doute, cette guerre des empires se dédoublait d’une « guerre des langues » qui mettait aux prises non pas deux mais trois langues d’empire : l’une, l’arabe, géopolitiquement vaincue (démembrement de l’Empire ottoman, balkanisation de la région au prorata des intérêts occidentaux…), et deux autres en inégale montée de puissance : l’anglo-saxonne en tête, le français à la traîne. Mais « guerre des langues » tout aussi décisive que les guerres militaires, politiques, diplomatiques ou économiques, car la perdre signait la perte même de l’empire — puisqu’il n’y a pas d’empire sans langue d’empire — et la gagner consacrait l’empire en consacrant sa langue. La bataille de la francophonie s’inscrivait malgré qu’il en est, au dedans de cette bataille des empires coloniaux qui occupait le monde en ces siècles.

Satisfaisant à l’« appel de français » des Maronites, la France l’investissait dans les grandes manœuvres de son « Grand jeu ». Néanmoins, il serait faux de parler, dans le cas précis des Maronites, de leur instrumentalisation par la France. Quand il y eut instrumentalisation, elle n’eut qu’un rôle limité et secondaire, tactique plutôt que stratégique… Il nous semble plus adéquat de parler d’une « communion d’intérêts » qui s’écrira en termes de « relations privilégiées » et de « complicité historique ».

S’il est vrai que c’est bien grâce à ces « relations privilégiées » que les Maronites connaîtront leur plus importante mutation anthropolitique puisqu’elles en feront une « confession » — au sens (anthro)politique et non plus seulement anthropologique du mot, autrement dit : en une açabiyyah organisée en « force politique » ghâliba, et même la première d’entre les « confessions » qui peupleront un « Liban » taillé à leur mesure et où ils établiront leur ghalaba.

Pour vrais et importants que soient les intérêts des Maronites dans cette alliance, ils ne sauraient se réduire aux seuls enjeux politiques — les seuls abordés abondamment par les historiens de tous bords. Il en est de tout aussi fondamentaux, qui ont trait à la culture et à la langue. Car il se trouve que dans leur longue traversée du voisin immédiat au lointain voisin, les Maronites ont perdu et leur langue et leur culture. En effet, le « syriaque », bien que « langue maternelle » et « langue liturgique », cesse d’être, sous les effets de la percée romaine, la « langue culturelle » des Maronites pour lui voir se substituer comme langue culturel le latin/italien de Rome. Le Français parachèvera la glottophagie de cette langue maternelle quand il prendra la relève, à partir du xviiie, pour finir par devenir la « première langue » instituée des Maronites et la seconde langue du Liban, après l’arabe — en dépit des efforts entrepris par les Anglo-Saxons pour le supplanter.

Faire du français, la langue de l’empire, la seconde langue d’Etat, aux côtés de l’arabe ne servait pas que les intérêts de la France. Car les enjeux de la francophonie, aux yeux des Maronites, revêtent une importance qu’on pourrait qualifier d’ontologique : elle sert, aux plans linguistique et culturel à combler le manque d’une langue maternelle capable de monter en langue d’Etat, contre l’arabe, langue de l’Islam et des Musulmans, et à les doter d’une mémoire qu’ils pourront opposer à celle de l’Islam. A défaut d’une langue qui serait dépositaire d’une culture à transmettre, le français a eu pour vocation maronite de combler ce manque et de fournir aux Maronites une langue de culture et donc d’identification qui leur permettra de creuser leur différence d’avec les voisins d’ici.

Roger Nab’aa.


NOTES

  1. Anonyme, « Réflexion sur la crise de la communauté maronite », Les Cahiers de l’Orient, n0 32-33, Quatrième trimestre 1993/Premier trimestre1994, pp. 222-223. — « Ce texte, précise la direction de la revue, a été élaboré par un groupe de maronites dans la perspective du synode de l’église, convoqué par le Pape Jean Paul II à Rome en 1975. Pour (…) soustraire le débat au climat passionnel et émotionnel ils l’ont voulu anonyme.»
  2. Les historiens maronites eux-mêmes ne sont pas d’accord sur l’ampleur et l’intensité de ces persécutions. Pendant que certains d’entre eux les dramatisant à l’excès, croient fermement qu’elles fut leur lot ordinaire jusqu’au début du xxesiècle – (« Les maronites ont été refoulés par les persécutions jusqu’aux montagnes et vallées inaccessibles du Liban Nord , où ils étaient souvent traqués et mis au ban des grands empires du Moyen-Orient. Aussi ont-ils fait figure de martyrs jusqu’au début du xxe siècle ! Leurs maux avaient pour sources l’intolérance et le fanatisme d’un Islam mal compris. Les tentatives de les humilier, sinon de les exterminer, marquent l’une des constances de leur l’histoire » Anonyme, Histoire du patriarcat maronite,  Beyrouth, non daté ; reproduit dans Google) –, d’autres en atténuent l’ampleur  et la constance : « A l’exception de deux persécutions de faible importance en 1365 et 1440, ils [les Maronites] ont bénéficié de la part de l’Etat musulman du même traitement réservé aux tribus arabes de la Péninsule. Il leur était demandé, en échange d’une autonomie importante dans la gestion de leurs affaires, de faire preuve d’un minimum de loyauté à l’égard de l’Etat musulman et, évidemment, de ne pas lui créer de troubles » « Réflexion sur la crise de la communauté maronite », art. cité.
  3. Dans le sens que donne à ce mot Soheil KASH : « L’homme désolé se trouve entouré d’autres hommes avec lesquels il ne peut établir de dialogue ou de contact , ou à l’hostilité desquels il est exposé ; le solitaire, au contraire, est seul et peut par conséquent « être ensemble avec lui-même ». » Cf. « Speak White » dans ce même numéro.
  4. « Les Maronites ont toujours vécu très conscients de leur indépendance, de leur individualité. Aussi a-t-on trouvé normal des les appeler « Nation » ou « Peuple » à cause de la cohérence de leur communauté ! Celle-ci, en opposition continue, mais combien périlleuse, à toutes les puissances qui ont, successivement, dominé le Moyen-Orient, a affirmé sa personnalité et perpétué son existence. (…) En dehors de l’Eglise Universelle, elle n’avait conscience de faire partie d’aucune autre entité plus large ou plus élevée » Histoire du patriarcat maronite,  déjà cité.
  5. Le sentiment d’enracinement chez les maronites est extrêmement profond. Il est, à l’origine, le fait d’une organisation tribale qui a, historiquement, soudé les différentes composantes de la communauté.
  6. L’historien Kamal Salibi note avec justesse que les maronites, dotés d’une structure tribale semblable à celle qui dominait dans la péninsule arabique, n’ont jamais été perçus comme un corps étranger par les arabes musulmans.

 

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