QUEBEC. La protection des bélugas l’emporte face au pétrole

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SOULAGEMENT. La menace qui pesait sur les bélugas du fleuve St Laurent, au Canada, est levée. Sous la pression des organisations environnementales, l’opérateur d’oléoducs TransCanada a renoncé jeudi 2 avril dernier à construire un terminal pétrolier dans le fleuve Saint-Laurent, lieu de reproduction et de villégiature estivale d’une population de bélugas (Delphinapterus leucas).

La société canadienne voulait construire à la hauteur de Cacouna, bourgade québécoise au nord-est de Québec, un terminal pétrolier connecté à l’oléoduc Énergie Est. La ligne était destinée à transporter chaque jour 1,1 million de barils  des champs de pétrole de l’Alberta aux côtes du New Brunswick. Un voyage de 4.600 km, qui aurait fait de l’oléoduc le plus grand d’Amérique du Nord. Des travaux de forage avaient déjà été engagés par TransCanada, dans le cadre des études de faisabilité, avant d’être suspendus à l’automne sur une décision de justice.

DÉCLIN. Si les intérêts économiques en jeu sont importants, il en est de même des intérêts écologiques. La population de béluga du fleuve Saint Laurent est en effet dans un état critique. Alors qu’elle comptait plus de 10.000 individus au XVIIIème siècle, ils n’étaient plus que 889 bélugas à évoluer et se reproduire dans ses eaux en 2012. De plus, un grand nombre de jeunes meurent prématurément, tant et si bien que leur espèce est depuis la fin de l’année dernière considérée « en voie de disparition ».

Le combat continue

Russ Girling, président de TransCanada, a indiqué : « Notre but était de trouver un équilibre entre l’engagement de notre entreprise à minimiser les impacts environnementaux et la nécessité de construire [ce terminal] ». La société étudie des « options alternatives pour un terminal au Québec« . Greenpeace et d’autres organisations écologiques continuent de s’opposer à la construction de l’oléoduc Énergie Est avançant « les menaces pour l’environnement, les communautés, l’eau potable et l’aggravation de la crise climatique« . TransCanada repousse la finalisation de l’oléoduc Energie Est à 2020, soit deux ans et quelques millions de dollars de plus que prévu initialement. Pour la société pétrolière donc, ce n’est partie remise.

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